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05.09.2007

Aide toi et le micro crédit t'aidera !

Une association rencontrée à Madagascar, intervenant dans un des bidonvilles a pour devise: " Lève toi et marche ! "

Avec le temps cette maxime s'est transformée en " Aide toi et le ciel t'aidera !"

En l'actualisant ne pourrait-elle pas devenir : " Aide toi et le micro crédit t'aidera ! " même si le seul micro crédit ne peut résoudre tous les problèmes!...nous en sommes bien conscients et reviendrons sur le sujet...à la rentrée  prochaine...

Merci à Bernard Muras pour cette jolie photo pleine d'espoir !

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Informer les donateurs sur les enjeux de l'humanitaire

 « Informer, éduquer les donateurs sur les enjeux de l’humanitaire: je souscris entièrement à ce programme ! Mais faisons-le en situation, à partir de problèmes concrets. Que ne l'a-t-on fait au moment du tsunami de décembre 2004! Lors de cette catastrophe natu­relle qui a suscité l'élan de générosité que l'on sait, on s'est contenté d'aller dans le sens du courant médiatique, de l'émotion, de l'affectif, sans aucune réflexion ! Seule comptait la succession des chiffres, ceux des victimes et ceux des dons. Au lieu de dire que, dans ce genre de catastrophe naturelle, les gens meurent sur le coup, et qu'il y a, malheu­reusement, peu à faire après, on a inventé des besoins qui n'existaient pas. On a parlé de risques d'épidémies mortelles, de flux de réfugiés, d'enlèvements d'orphelins, le tout cautionné d'ailleurs par de grandes agences des Nations unies. C'était faux. On a martelé les nécessités de l'urgence en oubliant d'expliquer qu'il fallait prendre le temps de l'évaluation. On a occulté les secours portés par les organisations locales: voisins, secouristes, services des États concernés, pour mettre uniquement le projecteur sur l'aide internationale, celle des agences de l'ONU et des ONG. Quand Médecins sans frontières, quelques jours après la catastrophe, ayant fait le compte de ses besoins, a demandé l'arrêt des dons, cela a provoqué une levée de boucliers! Bien sûr, je comprends parfaitement qu'à ce moment-là d'autres ONG, notamment les ONG de développement, aient eu d'autres besoins, mais justement: cette médiatisation aurait dû permettre de mieux expliquer le rôle et les logiques de chacun. L'occasion a été ratée! »  

        Rony Brauman                  président de Medecins sans Frontières de 1982 à 1994